Les figures de style : la liste des 15 essentielles à connaître

Des mains qui trient des fiches d'étude sur les figures de style

Une figure de style, c’est un procédé d’écriture qui s’écarte volontairement de l’usage ordinaire de la langue pour rendre un texte plus expressif. Le but ? Créer un effet précis chez le lecteur : émouvoir, convaincre, faire rire ou marquer les esprits.

Pour réussir vos contrôles et vos rédactions, voici les 15 figures que vous devez absolument connaître :

  • Comparaison, métaphore, personnification, allégorie (analogie)
  • Antithèse, oxymore, antiphrase (opposition)
  • Chiasme, anaphore, accumulation (construction/répétition)
  • Métonymie, périphrase (substitution)
  • Euphémisme, litote (atténuation)
  • Hyperbole (amplification)

Conseil de pro : les guides scolaires retiennent généralement une quinzaine de figures essentielles au collège et au lycée. Inutile d’en connaître 150 : concentrez votre énergie sur celles qui reviennent vraiment en contrôle.

Points clés

Maîtriser les 15 figures de style essentielles demande de les regrouper par famille, de s’entraîner sur des textes variés et de justifier systématiquement l’effet recherché.

PointDétails
Se concentrer sur 15 figuresApprendre une sélection ciblée plutôt que les 150 procédés recensés dans les inventaires exhaustifs.
Repérer par étapesObserver la forme, vérifier le contexte, puis interpréter l’effet avant de conclure.
Distinguer les figures prochesVérifier l’outil de comparaison pour métaphore/comparaison, et la structure pour oxymore/antithèse.
S’entraîner sur supports variésAlterner poésie, roman, discours et chanson pour renforcer le transfert des réflexes.
Accompagnement personnaliséRéussite A+ propose des séances individuelles avec correction commentée pour ancrer durablement chaque figure.

Table des matières

Qu’est-ce qu’une figure de style et à quoi sert-elle ?

Le terme vient de la rhétorique antique, cet art de bien parler que les Grecs et les Romains enseignaient déjà dans leurs écoles. Dans cette tradition, l’elocutio désignait précisément l’étape où l’orateur choisissait ses mots et ses tournures pour rendre son discours plus percutant. Les figures de style sont les héritières directes de cette technique : elles appartiennent à la famille des « tropes », ces détournements de sens qui donnent du relief à une phrase autrement plate.

Une figure de style s’écarte de l’usage ordinaire de la langue et joue sur trois plans différents, qui ne s’excluent pas :

  • Le sens des mots (sémantique) : une métaphore transforme le sens littéral en sens figuré.
  • La sonorité (phonique) : une allitération répète des sons pour créer un effet musical.
  • La construction de la phrase (morpho-syntaxique) : une anaphore répète une structure pour marteler une idée.

Un même texte peut mobiliser plusieurs figures à la fois. Un vers de poésie joue souvent sur le sens ET sur le son, ce qui explique pourquoi une seule phrase peut porter deux ou trois figures superposées.

C’est justement cette variété d’usages qui rend l’analyse littéraire aussi riche que délicate pour un élève qui débute.

Les 15 figures incontournables à réviser avant un contrôle

Voici une fiche de révision express, figure par figure, avec un exemple simple et l’effet à repérer à l’écrit comme à l’oral.

  1. La comparaison : rapproche deux éléments à l’aide d’un outil comparatif (« comme », « tel que »). Exemple : « Il court comme un lièvre. » Effet : image concrète et frappante.
  2. La métaphore : rapproche deux éléments sans outil de comparaison. Exemple : « Cet homme est un lion. » Effet : identification directe, plus forte que la comparaison.
  3. La personnification : attribue des traits humains à une chose ou une idée. Exemple : « Le vent hurlait dans la nuit. » Effet : anime un décor, crée une atmosphère.
  4. L’allégorie : représente une idée abstraite par une image concrète et développée. Exemple : la Justice représentée par une balance. Effet : rend visible ce qui est invisible.
  5. L’antithèse : oppose deux idées dans une même phrase, sur deux segments distincts. Exemple : « Je vis, je meurs. » Effet : souligne un déchirement ou un contraste fort.
  6. L’oxymore : associe deux mots contradictoires dans un même groupe. Exemple : « Cette obscure clarté. » Effet : crée une tension immédiate, plus resserrée que l’antithèse.
  7. L’antiphrase : dit le contraire de ce qu’on pense, souvent avec ironie. Exemple : « Quel beau temps ! » sous la pluie battante. Effet : ironie, distance critique.
  8. Le chiasme : inverse l’ordre des mots dans deux groupes symétriques. Exemple : « Il faut manger pour vivre, et non vivre pour manger. » Effet : équilibre et mémorisation facile.
  9. La métonymie : remplace un mot par un autre qui lui est logiquement lié. Exemple : « Boire un verre » pour boire le contenu du verre. Effet : raccourci efficace, image concrète.
  10. La périphrase : remplace un mot par une expression qui le désigne indirectement. Exemple : « La Ville lumière » pour Paris. Effet : évite la répétition, ajoute une nuance.
  11. L’euphémisme : adoucit une réalité dure ou déplaisante. Exemple : « Il nous a quittés » pour dire qu’il est mort. Effet : atténue, ménage la sensibilité.
  12. La litote : dit peu pour suggérer beaucoup. Exemple : « Ce n’est pas mauvais » pour dire que c’est excellent. Effet : suggestion plutôt qu’affirmation directe.
  13. L’anaphore : répète un mot ou un groupe de mots en début de phrase ou de vers. Exemple : « Paris, réveille-toi ! Paris, lève-toi ! » Effet : martèlement, insistance rythmique.
  14. L’hyperbole : exagère volontairement pour marquer les esprits. Exemple : « Je meurs de faim. » Effet : amplifie une émotion ou une sensation.
  15. L’accumulation : aligne plusieurs mots ou expressions de même nature. Exemple : « Il courait, sautait, criait, riait. » Effet : donne une impression d’abondance ou d’agitation.

Ces 15 figures couvrent la quasi-totalité des questions posées en analyse de texte au collège et au lycée. Les inventaires exhaustifs recensent plus de 150 procédés, mais retenir une sélection ciblée reste la stratégie la plus efficace pour progresser sans se disperser.

Comment repérer une figure de style dans un texte ?

Face à un extrait inconnu, procédez par étapes plutôt que de chercher à tout deviner d’un coup.

  1. Repérez la forme : une expression bizarre, un mot employé au sens propre qui semble décalé, une répétition, une opposition de mots. C’est le signal d’alerte.
  2. Vérifiez le contexte : cette bizarrerie a-t-elle un sens littéral possible, ou faut-il la comprendre autrement ? Une phrase comme « il pleut des cordes » n’a aucun sens au premier degré.
  3. Interprétez l’effet : demandez-vous pourquoi l’auteur a choisi cette formulation plutôt qu’une autre, plus simple. Quel effet cherche-t-il sur vous, lecteur ?

Posez-vous systématiquement ces questions : y a-t-il un outil de comparaison (« comme », « tel ») ? Deux idées s’opposent-elles clairement ? Un mot ou une structure se répète-t-il ? Un terme remplace-t-il un autre par association d’idées ?

Certaines figures se confondent facilement. Pour différencier la métaphore de la comparaison, cherchez la présence ou l’absence d’un outil comparatif. Pour distinguer l’oxymore de l’antithèse, regardez si l’opposition se joue à l’intérieur d’un seul groupe de mots (oxymore) ou sur deux segments séparés de la phrase (antithèse).

Conseil de pro : notez la figure ET l’effet sur une même ligne dans vos révisions. Un correcteur valorise toujours l’analyse de l’effet bien plus que la simple identification du nom de la figure.

Exercices pratiques pour mémoriser les figures de style

La mémorisation passe par la répétition active, pas par la lecture passive d’une liste. Voici trois types d’exercices à alterner :

  • Repérage : prenez un court extrait (poème, article, chanson) et soulignez toutes les figures que vous reconnaissez.
  • Transformation : réécrivez une phrase en changeant de figure, par exemple en passant d’une comparaison à une métaphore.
  • Production : rédigez une phrase originale contenant une figure imposée, comme une hyperbole ou une antithèse.

Pour ancrer les notions durablement, appuyez-vous sur ces techniques :

  1. Regroupez les figures par famille (analogie, opposition, répétition, substitution, atténuation, amplification) plutôt que de les apprendre dans le désordre.
  2. Fabriquez des cartes mémoires avec le nom d’un côté et un exemple de l’autre.
  3. Entraînez-vous à voix haute : le rythme d’une anaphore ou d’une accumulation s’entend souvent mieux qu’il ne se lit.

Un entraînement varié sur différents supports, poésie, roman, discours, chanson, renforce votre capacité à transférer ces réflexes d’un texte à l’autre. Un programme simple sur une semaine : deux jours de repérage, deux jours de transformation, un jour de production, deux jours de révision croisée.

Comment employer les figures de style dans une rédaction ?

Une figure de style bien placée transforme une copie correcte en copie remarquée. Mais l’excès tue l’effet : mieux vaut deux figures bien choisies qu’une accumulation forcée qui alourdit le texte.

Choisissez la figure selon votre objectif d’écriture :

  • Pour émouvoir, préférez la personnification ou l’hyperbole.
  • Pour convaincre, misez sur l’antithèse ou la litote.
  • Pour rythmer un récit, utilisez l’anaphore ou l’accumulation.

Comparez : « Le vieux chien était fatigué » devient « Le vieux chien traînait sa carcasse épuisée, comme si chaque pas lui coûtait un morceau de vie. » La comparaison ajoute une image et une émotion que la première version n’avait pas.

Conseil de pro : à l’oral comme à l’écrit, justifiez toujours pourquoi vous employez une figure. Un correcteur qui lit « ici, l’hyperbole souligne l’épuisement du personnage » valorise davantage votre travail qu’une figure placée sans explication. Pour approfondir votre expression écrite au secondaire, la maîtrise du dosage compte autant que la connaissance des figures elles-mêmes.

Ce qui fait vraiment la différence pour progresser

Après plus de 25 ans à accompagner des élèves du primaire et du secondaire, une chose ressort clairement : la théorie seule ne suffit jamais à ancrer une figure de style dans la mémoire. Ce qui fonctionne, c’est la correction commentée, phrase par phrase, sur un texte que l’élève a lui-même annoté. Chez Réussite A+, une séance ciblée sur les figures ressemble souvent à ceci : l’élève repère, le tuteur universitaire corrige et reformule, puis l’élève reproduit la figure dans une phrase originale.

— Jad

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Réussite A+

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Sources

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une figure de style et une figure de rhétorique ?

Les deux termes se recoupent largement : la figure de rhétorique désigne l’origine du procédé dans l’art oratoire antique, tandis que la figure de style couvre son usage élargi en littérature et à l’écrit.

Combien de figures de style faut-il connaître pour le collège et le lycée ?

Les guides scolaires recommandent une quinzaine de figures essentielles, comme la métaphore, l’antithèse ou l’anaphore, plutôt que d’essayer de mémoriser l’ensemble des procédés recensés.

Comment différencier une métaphore d’une comparaison ?

Cherchez la présence d’un outil de comparaison comme « comme » ou « tel que » : s’il est présent, c’est une comparaison ; s’il est absent, c’est une métaphore.

Pourquoi mon enfant confond-il encore les figures de style malgré les révisions ?

La confusion vient souvent d’un apprentissage isolé, figure par figure, sans regroupement par famille ni exercice de production. Une séance ciblée avec un tuteur, comme celles proposées par Réussite A+, permet de corriger cette lacune en croisant repérage et réécriture.

À quoi servent les figures de style dans une rédaction ?

Elles renforcent un effet précis, émouvoir, convaincre ou rythmer un récit, à condition d’être dosées et justifiées plutôt qu’accumulées sans raison apparente.

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