L’examen PEI n’existe pas sous une forme unique : chaque école québécoise fixe ses propres critères d’admission, son propre format d’évaluation et son propre calendrier. Le Programme d’éducation intermédiaire reste le programme Middle Years de l’IB, mais l’épreuve d’entrée et l’évaluation finale varient d’un établissement à l’autre. La première action à faire est simple : consultez la politique d’admission de l’école visée, puis faites passer à votre enfant un diagnostic rapide en français et en mathématiques pour savoir où concentrer les efforts.
En bref:
- La préparation au PEI nécessite un diagnostic précis des lacunes en français et en mathématiques pour optimiser les efforts de révision.
- Les critères d’admission varient selon les écoles, incluant souvent une moyenne minimale, une entrevue et une preuve de maîtrise linguistique supplémentaire.
- La réussite à l’épreuve ne garantit pas l’admission si la sélection se fait par tirage au sort en cas de nombreux candidatures admissibles.
- Un entraînement régulier, des simulations chronométrées et des techniques de gestion du stress augmentent significativement les chances de succès.
- Chaque établissement publie ses propres critères d’admission ; il est crucial de les consulter avant de élaborer la stratégie de préparation.
Table des matières
- Qu’est-ce que le PEI et quelle place occupe l’évaluation ?
- Quels sont les critères d’admission et le calendrier dans les écoles québécoises ?
- Comment préparer votre enfant, étape par étape ?
- À quoi ressemble le jour de l’épreuve ?
- Que se passe-t-il selon le résultat obtenu ?
- Quelles compétences sont réellement évaluées selon la matière ?
- Comment préparer votre enfant mentalement et physiquement ?
- Ce que l’expérience de terrain révèle sur la préparation PEI
- Où trouver les critères officiels avant de vous engager ?
- Réussite A+, un accompagnement pensé pour la préparation PEI
- Sources
- Questions fréquentes
Qu’est-ce que le PEI et quelle place occupe l’évaluation ?
Le Programme d’éducation intermédiaire vise à former des jeunes curieux, capables d’analyser un problème sous plusieurs angles plutôt que de simplement mémoriser une réponse. Ce n’est pas un hasard si l’IB décrit le PEI comme un cursus qui pousse les élèves à devenir des apprenants actifs et critiques, avec deux piliers qui reviennent dans presque toutes les écoles : le projet personnel, où l’élève mène une recherche sur un sujet de son choix, et le service-action, qui l’engage dans la communauté.
Le PEI se structure en groupes de matières, chacun exigeant généralement 50 heures d’enseignement par année scolaire. L’évaluation n’est donc pas un examen isolé qu’on passe une fois et qu’on oublie. Elle s’étale sur l’année, à travers un mode d’évaluation critériée : chaque travail est jugé par rapport à des critères précis, pas comparé aux autres élèves de la classe.
Petite nuance qui change beaucoup de choses pour les parents : le diplôme d’études secondaires (DES) du ministère de l’Éducation du Québec reste le diplôme officiel. Les certificats du PEI, parfois couplés au diplôme d’études secondaires internationales (DÉSI), s’ajoutent au DES sans le remplacer. Votre enfant obtient donc toujours son DES, avec en prime la reconnaissance internationale du parcours PEI.
Quels sont les critères d’admission et le calendrier dans les écoles québécoises ?
Aucune formule unique ne régit l’admission au PEI. Certaines écoles combinent une moyenne générale minimale avec une pondération plus forte sur certaines matières. À titre d’exemple, les critères d’admission publiés par la CSSPO pour l’année 2026-2027 montrent une pondération répartie entre mathématiques, français et les autres matières, avec des périodes de dépôt de candidature clairement fixées.
- Bulletins des dernières étapes, avec un accent particulier sur le français et les mathématiques.
- Lettre de motivation ou texte de présentation rédigé par l’élève.
- Entrevue ou atelier collectif, parfois filmé, pour évaluer l’aisance à l’oral et le travail d’équipe.
- Dans certains cas, un examen d’admission formel suivi d’une pige au tirage au sort si le nombre de candidats admissibles dépasse les places disponibles, comme le mentionne la politique de l’École d’éducation internationale de Laval.
Pour une admission en cours de parcours, du secondaire 2 au secondaire 5, les exigences se corsent, et il peut être utile de renforcer les compétences linguistiques grâce à des programmes d’immersion adaptés, comme proposés dans l’intégration scolaire & immersion pour mieux préparer votre enfant. Plusieurs écoles demandent une preuve de maîtrise d’une langue supplémentaire, l’espagnol notamment, ou un bulletin critérié issu d’un établissement membre de la SÉBIQ, comme le précise la page du PEI de l’École secondaire des Sources. Les dates de dépôt tombent généralement entre l’automne et le début de l’hiver précédant la rentrée visée : ne les découvrez pas en février.
Comment préparer votre enfant, étape par étape ?
Un plan de préparation efficace ne se résume pas à faire “plus d’exercices”. Il suit une logique précise, du diagnostic jusqu’à la gestion du stress le jour même.
- Faites un diagnostic ciblé. Avant de réviser quoi que ce soit, identifiez les lacunes réelles en français (compréhension de lecture, orthographe, structure de texte) et en mathématiques (résolution de problèmes, raisonnement logique). Un diagnostic mal fait fait perdre des semaines à réviser ce qui est déjà maîtrisé.
- Construisez un calendrier de révision par compétence, pas par matière au sens large. “Travailler les maths” ne veut rien dire ; “travailler la résolution de problèmes à deux étapes” en dit beaucoup plus à un élève de 12 ans.
- Planifiez au moins deux simulations d’examen en conditions réelles, chronométrées, sur ordinateur si l’école utilise ce format. Les écoles elles-mêmes recommandent ces mises en situation pour habituer l’élève au rythme et réduire l’anxiété, comme le souligne la CSS de Laval. Notre article sur la simulation d’examen détaille comment structurer ces répétitions.
- Travaillez la lettre de motivation et l’aisance à l’oral. L’entrevue ou l’atelier compte souvent autant que les notes. Faites répéter votre enfant à voix haute, devant vous ou un tuteur, pas seulement sur papier.
- Installez une routine anti-stress les jours précédents : sommeil régulier, révisions courtes plutôt que des marathons de dernière minute, et une discussion honnête sur ce qui se passe si le résultat n’est pas celui espéré.
Conseil de pro : Ne faites pas la première simulation d’examen la semaine avant l’épreuve. Faites-en une trois ou quatre semaines avant : ça laisse le temps de corriger les erreurs identifiées, pas seulement de les constater.
Pour approfondir la gestion de l’anxiété, notre guide sur les stratégies de gestion du stress propose des techniques concrètes applicables dès les semaines précédant l’épreuve.
À quoi ressemble le jour de l’épreuve ?
Certaines écoles combinent aussi un portfolio évalué en amont avec l’examen du jour même.
Une checklist logistique simple évite bien des mauvaises surprises :
- Carte d’identité ou preuve d’inscription, souvent exigée à l’entrée.
- Matériel autorisé confirmé à l’avance (calculatrice, crayons, brouillon) puisque l’usage varie d’une école à l’autre.
- Arrivée au moins 20 minutes avant le début, pour éviter le stress de dernière minute.
- Test technique préalable si l’épreuve se déroule sur ordinateur : vérifier la connexion, le navigateur et la saisie réduit nettement les pépins le jour J.
Pendant l’épreuve, la gestion du temps prime sur la perfection. Un élève qui bloque cinq minutes sur une question difficile perd un temps précieux qu’il aurait pu consacrer à trois autres questions plus simples. Mieux vaut sauter, continuer, puis revenir.
Que se passe-t-il selon le résultat obtenu ?
Réussir l’examen ne garantit pas toujours une place. Quand le nombre de candidats admissibles dépasse les places disponibles, plusieurs écoles appliquent une pige, un tirage au sort parmi les élèves qui ont atteint le seuil requis. Autrement dit, un bon résultat ouvre la porte à ce tirage, il ne remplace pas la sélection finale.
Pour l’élève admis, l’entrée en PEI change surtout le rythme et la nature du travail scolaire : plus d’autonomie attendue, plus de travaux longs comme le projet personnel, et une évaluation critériée qui juge la progression plutôt qu’un simple classement. Certains élèves trouvent ce changement stimulant ; d’autres ont besoin d’un accompagnement les premiers mois pour s’adapter au volume de travail.
Pour l’élève qui n’est pas retenu, rien n’est perdu. Le parcours régulier au secondaire mène au même DES, et plusieurs écoles offrent des admissions en cours de parcours au secondaire 2, 3, 4 ou 5, souvent avec des exigences linguistiques supplémentaires comme la maîtrise de l’espagnol. Un échec à une première tentative n’empêche pas une nouvelle candidature l’année suivante, surtout si le dossier scolaire s’est renforcé entre-temps. C’est d’ailleurs une bonne occasion de retravailler les points faibles identifiés lors du diagnostic initial, plutôt que de considérer la porte fermée.

Quelles compétences sont réellement évaluées selon la matière ?
En français, l’évaluation porte rarement sur le “par cœur”. Elle cible la compréhension de textes complexes, la capacité à organiser une argumentation claire, et la qualité de la langue écrite : orthographe, syntaxe, richesse du vocabulaire. Un élève qui lit peu a généralement plus de mal ici que celui qui bûche uniquement la grammaire.
En mathématiques, le raisonnement pèse plus que le calcul brut. Les épreuves demandent souvent de résoudre des problèmes à plusieurs étapes, où il faut d’abord identifier la bonne démarche avant même de poser une opération. Notre article sur le rôle des mathématiques dans l’admission secondaire détaille les types de problèmes qui reviennent le plus souvent.
Au-delà des matières académiques, les écoles évaluent de plus en plus des compétences transversales : travail d’équipe lors d’ateliers collectifs, communication à l’oral, curiosité intellectuelle. Ces éléments s’alignent sur le profil de l’apprenant défini par l’IB et pèsent parfois autant que les résultats scolaires purs dans la décision finale, comme le montre la politique d’admission de l’École Louis-Riel.

Comment préparer votre enfant mentalement et physiquement ?
La préparation académique compte, mais elle ne suffit pas si l’enfant arrive épuisé ou paniqué le jour de l’épreuve. Le sommeil est le premier levier, souvent le plus négligé : un adolescent qui dort mal pendant la semaine précédente perd en concentration bien plus qu’il ne gagne en révisant deux heures de plus le soir.
Évitez le marathon de révision la veille. Une courte relecture des points clés, suivie d’une activité qui détend, fonctionne mieux qu’une session de trois heures qui angoisse plus qu’elle ne renforce. Le matin de l’épreuve, un déjeuner normal, sans nouveauté alimentaire ni caféine excessive, aide à garder un rythme stable.
Sur le plan mental, parlez ouvertement du scénario où le résultat ne serait pas celui espéré. Un enfant qui sait que sa valeur ne se résume pas à ce score aborde l’épreuve avec moins de crampe au ventre. Les respirations lentes avant d’entrer dans la salle, ou entre deux sections de l’examen, restent une technique simple mais efficace pour faire retomber la tension. Notre guide sur les stratégies de gestion du stress propose des exercices concrets à pratiquer dès plusieurs semaines avant l’épreuve, pas seulement la veille.
Ce que l’expérience de terrain révèle sur la préparation PEI
Chez Réussite A+, une longue expérience d’accompagnement scolaire au Québec et un grand nombre d’élèves aidés donnent une vue assez nette de ce qui distingue un enfant bien préparé d’un autre qui subit l’examen. Le taux de satisfaction client élevé ne vient pas d’un miracle pédagogique : il vient d’un diagnostic sérieux fait en amont, avant même de parler de révisions.
Nos tuteurs universitaires construisent des forfaits ciblés en français et en mathématiques précisément parce que ces deux matières concentrent la majorité de la pondération dans les critères d’admission observés à travers le Québec. Les simulations d’examen en conditions réelles, souvent négligées par les familles qui révisent seules, font partie du protocole standard : reproduire le stress et le chronomètre change réellement la façon dont un élève réagit le jour J.
Pour les familles qui hésitent entre une séance ponctuelle, un forfait intensif avant le dépôt de candidature, ou un suivi régulier tout au long de l’année scolaire, le choix dépend surtout du temps restant avant l’échéance et de l’ampleur des lacunes identifiées au diagnostic. Un enfant à trois mois de l’examen a besoin d’une approche différente de celui qui commence en septembre.
— Jad
Où trouver les critères officiels avant de vous engager ?
Chaque école fixe ses propres règles : ne vous fiez jamais aux critères d’une autre école, même voisine. Consultez systématiquement le document de politique d’admission publié par l’établissement visé pour l’année en cours, avant de bâtir votre plan de révision.
- La page officielle du PEI publiée par l’IB pour comprendre les objectifs pédagogiques du programme.
- Les critères d’admission de la CSSPO comme exemple de pondération chiffrée et de calendrier.
- La fiche d’information PEI de la CSSP pour le détail de l’évaluation informatisée et du portfolio.
- Vérifiez si l’école demande un bulletin critérié SÉBIQ, particulièrement pour une admission en cours de parcours.
Réussite A+, un accompagnement pensé pour la préparation PEI
Réussite A+ ne remplace pas l’école, mais complète exactement ce que les critères d’admission demandent : de bonnes bases en français et en mathématiques, une capacité à performer sous chronomètre, et un dossier de candidature solide. Contrairement à des révisions faites seules à la maison, l’accompagnement personnalisé cible directement les lacunes identifiées au diagnostic, sans perdre de temps sur ce que votre enfant maîtrise déjà.

Le service propose un diagnostic initial en français et en mathématiques, des forfaits de révision ciblés, ainsi que des simulations d’examen chronométrées qui reproduisent les conditions réelles de l’épreuve. Pour les familles qui préparent aussi l’entrée dans une école privée en parallèle du PEI, la préparation se recoupe largement, ce qui permet d’optimiser le temps de révision plutôt que de le diviser.
Si votre enfant vise une rentrée en PEI et que le calendrier de dépôt approche, la première étape consiste à réserver un diagnostic via la page d’inscription au tutorat et soutien scolaire pour situer précisément son niveau avant de bâtir le plan de révision.
Sources
- École d’éducation internationale de Laval — CSS Laval
- Programme d’éducation intermédiaire (MYP) — IBO
- Critères d’admission PEI 2026-2027 — CSSPO
- PEI international — École secondaire des Sources
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le programme PEI pour les élèves du secondaire au Québec ?
Le PEI, ou Programme d’éducation intermédiaire, est le programme Middle Years de l’IB offert au secondaire dans plusieurs écoles québécoises, en plus du diplôme d’études secondaires régulier.
Qu’est-ce que la classe PEI au secondaire ?
Une classe PEI regroupe des élèves inscrits à ce programme enrichi, avec des groupes de matières structurés autour d’un minimum de 50 heures d’enseignement chacun, un projet personnel et un volet service-action.
Quels sont les avantages du programme PEI ?
Le PEI développe la pensée critique, la gestion de projets longs et la communication à l’oral, des compétences qui restent utiles au-delà du secondaire, tout en menant au même DES que le parcours régulier.
L’examen PEI est-il identique dans toutes les écoles du Québec ?
Non. Chaque établissement fixe ses propres pondérations, son propre format d’épreuve et son propre calendrier de dépôt, comme le montrent les critères publiés par la CSSPO.
Une bonne préparation garantit-elle l’admission ?
Pas toujours. Certaines écoles appliquent une pige au tirage au sort quand le nombre de candidats admissibles dépasse les places offertes, même après un examen réussi.
Comment Réussite A+ aide-t-il à préparer l’examen PEI ?
Réussite A+ propose un diagnostic initial en français et en mathématiques, suivi de révisions ciblées et de simulations d’examen chronométrées, pour aborder l’épreuve avec un plan précis plutôt qu’à l’aveugle.



