Oui, le tutorat peut aider votre enfant, à certaines conditions. Les recherches le placent parmi les moyens de soutien scolaire les plus efficaces, surtout en lecture et en mathématiques. Mais l’effet dépend de la façon dont il est fait : séances régulières, tuteur bien choisi, objectifs précis, lien avec ce qui se passe en classe. Un tutorat qui se limite à corriger les devoirs du soir donne bien moins.
Dans cet article, nous prenons le temps de répondre à la question que vous vous posez, sans promesse magique. Vous verrez ce que dit la recherche, comment reconnaître un bon tutorat, ce que cela coûte à Montréal et comment savoir, après quelques semaines, si ça fonctionne.
TL;DR
- Le tutorat personnalisé fait partie des soutiens les plus efficaces en lecture et en mathématiques, selon le CTREQ, qui mentionne une taille d’effet de 0,37 dans une méta-analyse récente.
- Ce qui compte : des séances individuelles ou en très petit groupe, de 45 à 60 minutes, à une bonne fréquence, avec un plan et non de l’improvisation.
- Aide aux devoirs et tutorat ne sont pas la même chose : le premier règle le problème du soir, le second travaille les lacunes à long terme.
- Chez Réussite A+, les séances coûtent de 30 $ à 35 $ de l’heure, sans abonnement, avec un essai gratuit.
- Au bout de 4 à 6 semaines, vous devriez voir des signes concrets : plus de confiance, moins de blocages, des travaux mieux compris.
Table des matières
- Ce que la recherche dit du tutorat
- Les conditions qui font la différence
- Aide aux devoirs ou tutorat : la confusion qui coûte cher
- Dans quels cas le tutorat aide le plus
- Comment choisir un tuteur à Montréal
- Combien coûte le tutorat à Montréal?
- Et le tutorat gratuit?
- Notre point de vue : ce qui fait vraiment progresser un enfant
- Comment savoir si le tutorat fonctionne
- Un mini-plan pour bien démarrer
- Réussite A+ : le tutorat en ligne pour le primaire et le secondaire
- FAQ
- Sources
Ce que la recherche dit du tutorat
Le Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ) a fait le point sur les dispositifs de soutien aux élèves. Son constat : le tutorat est identifié comme le dispositif donnant les meilleurs résultats. Sa taille d’effet est régulièrement mesurée au-dessus de 0,3, et une méta-analyse récente rapporte 0,37.
En langage de parent, qu’est-ce que cela veut dire? Qu’en moyenne, les élèves qui reçoivent un tutorat bien structuré progressent de façon nette et mesurable par rapport à ceux qui n’en reçoivent pas. Ce n’est pas un effet anecdotique. Une revue systématique et méta-analyse des études expérimentales sur le tutorat de la maternelle à la 12e année arrive d’ailleurs à la même conclusion générale : il s’agit d’un des outils éducatifs les plus polyvalents que l’on connaisse.
Le CTREQ souligne aussi deux choses qui intéressent directement les parents :
- Le tutorat aide particulièrement les élèves les plus en difficulté, et contribue à réduire les écarts de performance.
- Il ne joue pas seulement sur les notes. Une relation de confiance avec le tuteur renforce la motivation, l’estime de soi et la capacité d’attention, des facteurs souvent liés à la réussite.
Une nuance honnête : ce sont des moyennes. Aucune étude ne peut vous garantir ce qui arrivera à votre enfant. Ce qu’elle peut vous dire, c’est dans quelles conditions les chances sont les meilleures. C’est le sujet de la prochaine section.
Les conditions qui font la différence
Une séance individuelle, de bonne durée
Selon le CTREQ, les meilleurs résultats s’observent avec des séances individuelles ou en très petit groupe (idéalement de 1 à 3 élèves, jamais plus de 4), d’une durée de 45 à 60 minutes. C’est la raison pour laquelle un tuteur qui s’occupe de votre enfant seul, en ligne ou en personne, a un avantage sur une salle de classe de 25 élèves : il voit tout de suite où ça bloque.

Une fréquence régulière
La régularité compte plus que l’intensité ponctuelle. Plusieurs séances courtes par semaine valent mieux qu’une longue séance le samedi. Les experts cités par le CTREQ évoquent idéalement trois séances par semaine, car les effets s’accumulent.
Soyons réalistes : trois séances par semaine ne sont pas possibles pour toutes les familles, ni sur le plan de l’horaire ni du budget. Si vous ne pouvez pas y arriver, une séance hebdomadaire constante reste préférable à un tutorat irrégulier. Ce qu’il faut éviter, c’est le tutorat « en cas d’urgence » la veille d’un examen, sans suite.
Un plan, pas de l’improvisation
Une bonne séance est préparée à l’avance par le tuteur. Elle poursuit un objectif : consolider les fractions, comprendre l’accord du participe passé, repérer la consigne dans un problème écrit. Si chaque rencontre commence par « Qu’est-ce que tu as comme devoirs ce soir? », vous êtes surtout dans l’aide aux devoirs.
Un lien avec l’école
Le CTREQ insiste : pour cibler les lacunes précises, le tuteur doit idéalement communiquer avec l’enseignant ou, à défaut, recevoir de vous les notions vues en classe. Concrètement, vous pouvez lui transmettre le dernier bulletin, les commentaires de l’enseignant et un ou deux examens corrigés. Cela lui donne une carte du terrain dès la première séance.
Aide aux devoirs ou tutorat : la confusion qui coûte cher
Le piège le plus courant, selon les experts du CTREQ, est de confondre les deux. L’aide aux devoirs répond à un besoin immédiat : terminer le travail de ce soir. Le tutorat est une démarche proactive qui vise le développement de compétences à long terme. Il devient inefficace quand il se réduit à la correction des devoirs, sans lien avec les difficultés de fond de l’élève.
Voici comment les distinguer en pratique.
| Aide aux devoirs | Tutorat | |
|---|---|---|
| Objectif | Terminer le travail du jour | Combler les lacunes et bâtir des compétences |
| Point de départ | Les devoirs de la veille | Un diagnostic et un plan |
| Horizon | Ponctuel | Plusieurs semaines ou mois |
| Signe de réussite | Devoirs faits | Devoirs de plus en plus faits seul |
Les deux ont leur place. Un élève de 3e année qui bloque sur un problème peut simplement avoir besoin d’un coup de main. Mais si le même type de blocage revient chaque semaine, c’est le signe qu’une lacune plus profonde existe, et c’est là que le tutorat prend son sens.
Dans quels cas le tutorat aide le plus
Voici les situations où nous voyons le plus souvent le tutorat porter fruit.
- Une lacune qui s’installe. Votre enfant a décroché sur les tables de multiplication, les fractions ou la grammaire de base, et chaque nouvelle notion repose sur ce qu’il n’a pas compris.
- Une perte de confiance. « Je suis nul en maths » est une phrase qui se répare plus facilement avec un adulte patient qu’en classe, devant les autres.
- Un examen important. Examens d’entrée au secondaire, programme PEI, admission dans une école privée : une préparation ciblée et planifiée aide à arriver prêt et moins stressé.
- Un retour à la routine. Après une longue absence, un changement d’école ou l’été, une remise à niveau douce évite l’effet boule de neige.
- Un enfant qui comprend vite et s’ennuie. Le tutorat peut aussi enrichir, pas seulement rattraper.
Dans quelques cas, le tutorat ne suffit pas seul. Si vous soupçonnez un trouble d’apprentissage (dyslexie, dyscalculie, TDAH), parlez-en d’abord à l’enseignant et à la direction de l’école, qui peuvent orienter vers les services professionnels appropriés (orthopédagogue, psychologue scolaire). Un tuteur peut alors compléter ce travail, pas le remplacer.
Comment choisir un tuteur à Montréal
Le choix du tuteur est déterminant. Voici une liste de vérification à garder en tête, que vous parliez à un tuteur indépendant, à un centre ou à un service en ligne.
- Sa formation. Si le tuteur est étudiant universitaire, a-t-il une formation en enseignement ou en didactique de la matière? Le CTREQ rappelle qu’un bon tuteur ne se contente pas de connaître la matière : il sait l’expliquer autrement que l’enseignant, et c’est souvent là que se produit le « déclic ».
- Sa méthode. Demandez comment se déroule une séance type. Vous voulez entendre : diagnostic, objectifs, exercices ciblés, bilan.
- Le suivi. Allez-vous recevoir des retours réguliers sur les progrès? Le tuteur peut-il échanger avec l’enseignant?
- La stabilité. Un même tuteur, semaine après semaine, permet de bâtir la confiance. Changer de visage à chaque séance fait perdre du temps.
- Les conditions. Y a-t-il un abonnement ou un engagement minimum? Des frais cachés? Un essai ou une garantie?
- La chimie avec votre enfant. C’est un critère à part entière. Un enfant qui aime ses rencontres progresse plus volontiers.
Tutorat en ligne ou à domicile?
À Montréal, Laval, Longueuil ou Gatineau, les déplacements font perdre du temps, en particulier aux heures de pointe. Le tutorat en ligne le récupère : pas de trajet, un horaire plus souple, et le choix d’un tuteur sans contrainte de quartier. Il demande simplement une connexion stable, un endroit calme et, pour les plus jeunes, la présence d’un adulte à proximité au début. Beaucoup d’enfants, habitués aux écrans et aux outils numériques, s’y adaptent très vite.
Combien coûte le tutorat à Montréal?
Les tarifs varient selon le type de service : tuteur indépendant, centre, plateforme en ligne. À titre d’exemple, un guide de prix publié en 2026 par un service montréalais situe les tuteurs indépendants entre 20 $ et 35 $ de l’heure. Ce sont des repères généraux, et il faut regarder au-delà du taux horaire : frais d’inscription, engagement minimal, politique d’annulation.
Chez Réussite A+, voici ce que nous affichons :
| Service | Tarif |
|---|---|
| Tutorat et aide aux devoirs | 30 $ à 35 $ de l’heure |
| Préparation aux examens scolaires | 30 $ à 35 $ de l’heure |
| Session d’été | 30 $ à 35 $ de l’heure |
| Session de préparation aux examens | 30 $ de l’heure |
| Session régulière | 30 $ à 35 $ de l’heure |
| Frais d’inscription | 65 $, une seule fois |
| Essai gratuit | 0 $ |
Il n’y a pas d’abonnement. Vous payez par séance ou par facturation toutes les deux semaines, et des forfaits prépayés existent si vous préférez planifier.
Et le tutorat gratuit?
C’est une question légitime, et la réponse est oui : il existe des options gratuites. Alloprof offre sans frais de l’aide de la part d’enseignants par texto, clavardage ou téléphone, le soir du lundi au jeudi et le dimanche après-midi, en plus de nombreux outils de révision. L’enseignant de votre enfant et votre entourage sont aussi des pistes à explorer.
Ces ressources sont très utiles pour une question ponctuelle. Elles le sont moins quand l’enfant a besoin d’un suivi continu avec la même personne, un plan sur mesure et un horaire qui lui est réservé. C’est justement ce que le tutorat personnalisé apporte. Les deux approches se complètent : beaucoup de familles utilisent les ressources gratuites pour dépanner et un tuteur pour progresser.
Notre point de vue : ce qui fait vraiment progresser un enfant
Après plus de 25 ans d’expérience et plus de 2500 élèves accompagnés, nous avons appris que les familles posent presque toujours la même question : « Est-ce que mon enfant va s’en sortir? » Notre réponse honnête est que oui, la plupart du temps, quand trois ingrédients sont réunis.
Le premier est la personnalisation. Deux enfants qui échouent en mathématiques n’ont pas le même problème : l’un confond les opérations, l’autre lit mal l’énoncé, un troisième panique devant le chronomètre. Nous commençons donc par comprendre où ça bloque, puis nous construisons le plan à partir de là.
Le deuxième est la qualité du tuteur. Nos tuteurs sont sélectionnés au niveau universitaire. Mais le diplôme ne suffit pas : il faut de la patience, de la clarté et l’envie de trouver une autre façon d’expliquer quand la première n’a pas marché.

Le troisième est la confiance. Un enfant qui a peur de se tromper n’apprend pas bien. Nous célébrons les petites victoires, nous démontons les « mots-pièges » dans les consignes et nous apprenons à l’élève à se relire. Les notes suivent presque toujours.
Nous ne promettons pas de miracle en deux séances. Voilà pourquoi nous offrons un essai gratuit et une garantie de satisfaction : si vous n’êtes pas satisfait, nous remboursons la première séance. Notre taux de satisfaction de 99 % repose sur cette transparence.
— Marie
Comment savoir si le tutorat fonctionne
Ne jugez pas uniquement sur la note du prochain examen. Elle peut mettre du temps à bouger. Observez plutôt ces signaux, à 4 ou 6 semaines de suivi :
- Votre enfant parle de la matière sans soupir. Le changement d’attitude vient souvent en premier.
- Il pose plus de questions à la maison et en classe.
- Les devoirs prennent moins de temps et nécessitent moins d’aide.
- Il explique ce qu’il a compris, avec ses propres mots.
- L’enseignant remarque un changement, en participation ou en qualité des travaux.
- Le tuteur vous donne des retours précis, par exemple : « Les fractions équivalentes sont acquises, on passe aux problèmes écrits ».
Si après quelques semaines rien ne bouge, posez trois questions. Le tuteur travaille-t-il sur la bonne lacune? La fréquence est-elle suffisante? La chimie est-elle bonne? Parfois, un simple ajustement suffit. Parfois, il faut changer de tuteur, et c’est tout à fait normal.
Un mini-plan pour bien démarrer
- Faites le point avec votre enfant. Demandez-lui, sans jugement, ce qui lui semble difficile.
- Rassemblez les documents : bulletin, commentaires de l’enseignant, examens corrigés.
- Fixez un objectif réaliste : par exemple « comprendre les fractions d’ici Noël » ou « se sentir prêt pour l’examen d’admission ».
- Choisissez un rythme que votre famille peut tenir sur plusieurs semaines.
- Faites un essai avec un tuteur et observez si le courant passe.
- Faites un bilan après un mois, avec le tuteur et votre enfant.
Réussite A+ : le tutorat en ligne pour le primaire et le secondaire
Si vous cherchez un accompagnement sur mesure pour votre enfant, nous offrons du tutorat en ligne partout au Québec, en français et en mathématiques, du primaire au secondaire. Notre session régulière convient à un suivi tout au long de l’année. Si un examen approche, regardez notre préparation aux examens scolaires, et l’été, notre session d’été aide à éviter le recul de juin à septembre. Vous pouvez commencer par un essai gratuit, et tous nos tarifs sont affichés sur la page des tarifs. Vous pouvez aussi découvrir notre site pour en savoir plus.
FAQ
Le tutorat est-il efficace pour un enfant en grande difficulté?
Oui, c’est même pour ces élèves qu’il est le plus utile, selon le CTREQ, qui note que le tutorat contribue à réduire les écarts de performance. Il faut toutefois que le tuteur s’attaque aux lacunes de fond et non seulement aux devoirs. En cas de trouble d’apprentissage soupçonné, consultez aussi l’école.
Combien de fois par semaine mon enfant devrait-il avoir du tutorat?
Les experts cités par le CTREQ recommandent idéalement trois séances de 45 à 60 minutes par semaine. Si ce n’est pas possible, une séance hebdomadaire régulière vaut mieux que des séances espacées. Le bon rythme est celui que votre famille peut tenir dans la durée.
Quel est le tarif d’un tutorat à Montréal?
Les prix varient selon le type de service. Chez Réussite A+, les séances coûtent de 30 $ à 35 $ de l’heure, plus 65 $ de frais d’inscription une seule fois, sans abonnement. L’essai est gratuit.
Le tutorat en ligne fonctionne-t-il aussi bien qu’en personne?
Ce qui compte le plus, c’est la qualité de la relation et la structure des séances, que l’on retrouve aussi bien en ligne. L’avantage est le gain de temps et la souplesse d’horaire. Pour un jeune enfant, prévoyez un adulte à proximité au début.
Quelle est la différence entre le tutorat et l’aide aux devoirs?
L’aide aux devoirs règle le besoin du soir. Le tutorat vise à développer des compétences à long terme, avec un plan préparé par le tuteur. Les deux peuvent se compléter.
Sources
- Comment favoriser l’efficacité du tutorat? (CTREQ)
- The Impressive Effects of Tutoring on PreK-12 Learning: A Systematic Review and Meta-Analysis of the Experimental Evidence (ERIC)
- Comment trouver du tutorat gratuit pour mon enfant (Alloprof)
- How Much Does Tutoring Cost in Montreal? (guide de prix 2026)



